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Les banques centrales à bout de souffle (rédigé le 09/09/2016)

Les banques centrales sont assez proches des limites de leurs capacités à stimuler les économies, a jugé le secrétaire général de l’Organisation et de coopération économiques (OCDE) Angel Gurria. Ce dernier en appelle dès lors à des « politiques collectives décisives », faute de quoi la croissance économique mondiale restera durablement faible. Souvenons-nous que l’adoption par les banquiers centraux des politiques monétaires actuelles (taux au plancher, rachats d’actifs) avait deux buts : relancer l’activité grâce au crédit et donner du temps aux responsables politiques pour redresser de matière structurelle leur économie.

 

Le premier objectif a-t-il été atteint ? Nous pouvons en douter, même si une légère amélioration est à noter pour ce qui est de l’octroi de prêts (surtout dans l’immobilier et la consommation). Quant au second but, nous en sommes bien loin. Dans les faits, et à quelques exceptions qui répondaient à un besoin que l’on qualifiera d’impérieux (Grèce, Espagne et Italie, dans une moindre mesure), peu de choses ont été entreprises. Voir presque rien en France. Et à en juger par le véritable psychodrame engendré par les lois « Macron » puis « El Khomri », les réformes qui devront prochainement être mises en place risquent de se heurter à un certain nombre de conservatismes dont les troupes sont facilement mobilisables. « Le grand défi aujourd’hui, c’est le changement structurel », annonce Angel Gurria. Cette question aurait dû être posée il y a déjà plusieurs années et des réponses précises auraient dû être apportées. Alors que les banques centrales sont maintenant presque nues, le temps de tergiversations doit cesser au plus vite. Tout retournement conjoncturel nous placerait en effet dans une situation très périlleuse.

 

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