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De quoi les Allemands ont-ils peur ? (rédigé le 18/10/2017)

Traditionnellement, et pour des raisons culturelles, les ménages chinois et indiens sont friands d’or. Leur appétit pour le métal jaune est tel que le nouvel an chinois ou la saison des mariages en Inde constituent des échéances majeures pour le suivi du prix de la relique barbare. Les fondamentaux d’un marché ne sauraient toutefois être figés. Ainsi et selon les dernières données du Conseil mondial de l’or, l’origine de la demande évolue. Si les Chinois (0,6 grammes par an et par habitant) et les Indiens (0,5 g) figurent toujours parmi les principaux acheteurs, il apparaît que ce sont désormais les Allemands qui génèrent la demande d’or par habitant la plus élevée au monde. Et de loin, puisque celle-ci s’élève à 1,42 gramme, contre 0,86 gramme pour les Turcs qui se classent en deuxième position.

 

Pourquoi un tel engouement ? Si l’on analyse l’historique des achats de métal jaune, il apparaît que la demande allemande s’est soudainement faite plus consistante à partir de 2008. La crise financière et économique a donc joué un rôle majeur en réveillant l’intérêt de nos voisins pour la valeur « refuge » qu’est le métal jaune. Pour preuve, le marché des trackers adossés à l’or a connu une croissance accélérée à partir de cette date. Mais presque dix ans après le choc, pourquoi les Allemands continuent-ils d’acheter des lingots et des pièces ? Le Conseil mondial de l’or avance une explication : « les investisseurs allemands ont une conscience aiguë des effets d’érosion de l’instabilité financière sur les richesses ». En clair, leur mémoire collective, marquée par les effets de la planche à billets dans les années 1920, les empêche de voir dans les politiques monétaires mises en place au lendemain de la crise une solution durable. Un quart d’entre eux achètent ainsi du métal jaune pour leur retraite ; plus de la moitié pour protéger leur patrimoine. Les Allemands craignent des lendemains qui déchantent pour leurs avoirs financiers. Bien qu’ils ne soient sûrs de rien, ils préfèrent malgré tout prendre leur précaution en plaçant une part de leur patrimoine sur un actif sans rendement mais tangible. Voilà qui n’est pas déraisonnable. 

 

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